Champs sur Marne
+33685154230
c.lavergne(at)s-b-e.org

En finir avec: « C’est compatible domotique »

Created with Sketch.

En finir avec: « C’est compatible domotique »

Je sais d’avance que le titre de ce post va en faire sourire plus d’un, et c’est normal. Combien de fois par an les intégrateurs entendent cette formule des autres intervenants d’un chantier? Je ne sais pas vous, mais moi ça a tendance à passablement m’énerver.

Le problème?

Le client a un besoin qui a été identifié par l’intégrateur, a validé les solutions techniques, et a fait des préconisations sur le type de matériel à employer, pour que l’ensemble soit cohérent, fonctionne bien, et réponde aux besoins exprimés.
Les différents intervenants du chantier sont avisés de ces considérations techniques pour qu’ils puissent prévoir leurs offres en conséquence.
Mais, immanquablement, il y a toujours un des intervenants qui propose autre chose que ce qui a été préconisé.

Pourquoi?

Parce que son fournisseur, ou encore la documentation du fameux matériel indique « compatible domotique ». Et cela suffit à ses yeux pour garantir que ce qu’il propose va s’intégrer à la globalité du système.

En quoi est-ce gênant?

C’est gênant parce que le professionnel en question n’a aucune idée de comment la globalité de l’installation se présente, et encore moins des besoins du client.
Je vais vous donner un exemple précis. Un projet sur lequel je travaille dans lequel le client souhaite que ses pergolas soient gérées automatiquement pour la protection solaire, et en cas de vent fort. Nous préconisons donc une station météo KNX associée à des actionneurs KNX de volet. En précisant que les pergolas doivent avoir des moteurs 4 fils.
L’offre reçue par le menuisier propose une centrale sur laquelle nous envoyons des commandes impulsionnelles. La documentation précise « compatible domotique et systèmes de GTB ». Euh oui, mais là non en fait. Faire du suntracking avec du positionnement précis ça ne se fait pas avec des commandes impulsionnelles. Et visualiser une position de cette manière c’est aussi un tantinet compliqué.
Autre exemple sur un autre dossier. La totalité de l’installation est en KNX, et il est prévu de gérer les éclairages avec des ambiances. Le client commande une cuisine, et dans un des meuble un éclairage d’ambiance est prévu. Le problème c’est que cela n’était pas du tout prévu à l’origine et que je n’ai pas été prévenu de ce détail. Du coup cela n’a pas été anticipé, ce qui est un peu dommage car ce meuble peut contribuer à créer une belle ambiance dans la pièce. Il a donc fallu trouver un moyen de passer cet éclairage en KNX. En l’occurence dans ce cas ce n’est pas la faute de l’intégrateur ni du cuisiniste. C’est simplement que le client n’a pas percuté sur le fait que ce meuble en plus devait être pris en compte dans la globalité du projet
Ce sont des exemples parmi tant d’autres de ce que nous voyons régulièrement. Et c’est aussi pour cette raison qu’il y a un certain nombre de projets dans lesquels il y a des problèmes.

Les solutions?

Utilisateur final: faites confiance à votre intégrateur dans le choix des solutions techniques. Mettez le au centre de votre projet, tout comme votre architecte, pour qu’il puisse centraliser les informations techniques, valider les solutions. Même si cela vous semble anodin, la moindre modification d’un corps de métier peut avoir un impact sur l’installation domotique. L’intégrateur doit donc être au courant de tout, voire même valider avec vous les modifications.

Professionnels dans les projets: ne le prenez pas mal quand l’intégrateur vous demande de privilégier telle ou telle solution plutôt qu’une autre. Ce n’est pas pour vous embêter, mais pour que le client final soit content de son installation. C’est cela le but, non? Suivez les préconisations et ne faites pas confiance à vos fournisseurs quant aux « compatibilités » de ce qu’ils vous proposent. L’intégrateur a des connaissances et une expérience terrain, faites lui confiance pour valider les solutions techniques.

Intégrateurs: suivez les projets de A à Z. Réalisez des études détaillées. Rendez vous sur les chantiers pour voir si vos préconisations ont été bien suivies à la lettre. Envoyez des mails de compte-rendu de chantier que vous enverrez en copie à tous les concernés. Cela vous servira de preuve si jamais il y a litige. Enfin, soyez diplomates. Si quelqu’un n’a pas suivi vos préconisations, ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté, mais parfois simplement une méconnaissance.

N’hésitez pas à partager ce post avec tous vos contacts, clients, collaborateurs. Cela vous aidera peut être pour vos installations futures. En tout cas, je vous le souhaite

Laisser un commentaire