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Le Smart Building face aux épidémies

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Le Smart Building face aux épidémies

Le titre de ce post peut paraître ambigu. Quel rapport entre un bâtiment « intelligent » et les épidémies? Oui je parle bien d’épidémies au pluriel. Pourquoi? Parce que je doute fort que le Covid-19 soit une épidémie (pandémie serait le terme plus juste, mais gardons le terme d’épidémie qui est le plus couramment employé) unique et que nous n’en aurons pas d’autres dans le futur. Espérons juste que nous serons mieux préparés quand ça arrivera.

De toute façon nous traversons des épidémies tous les ans. Quand ce ne sont pas des rhumes ce sont les grippes. Quand ce ne sont pas les grippes, ce sont les gastro. Bref, en hiver nous avons toujours des virus et bactéries qui se baladent et se transmettent entre nous. Une chose que le Covid-19 nous aura enseigné, c’est que lorsque épidémie il y a, il faut renforcer les mesures d’hygiène et porter des masques pour éviter de transmettre nos microbes à nos voisins. Ce sont ces fameux gestes barrière qui nous éviteront de les propager.

Le Smart Building sera aussi un outil qui permettra de continuer à travailler pendant les épidémies et d’empêcher la propagation. J’en vois déjà sourire en se demandant ce que je peux bien avoir en tête en écrivant ces lignes.

Je vais vous livrer le fond de ma pensée.

Vous avez vu dans certains pays les contrôles systématisés de la température corporelle des usagers via des thermomètres et des caméras thermiques. Nous pouvons tout à fait prévoir ce genre d’appareil à l’entrée des bâtiments, et interdire l’accès à toute personne qui présente de la fièvre. C’est une première barrière pour éviter les propagations aux collègues de bureau. Et pourquoi pas prévoir un espace de téléconsultation à proximité pour que les personnes en question puissent avoir un diagnostic médical rapide.

En cas d’épidémie, il est également tout à fait envisageable de compter les occupants dans les différents espaces, et de rediriger les utilisateurs vers telle ou telle partie du bâtiment moins occupée afin de limiter le nombre d’utilisateurs au m2, et ainsi respecter les distances de sécurité. On peut imaginer également mettre en place des cloisons amovibles et automatiques qui permettraient de transformer les open-spaces en bureaux individuels. Pourquoi pas mettre en place des calendriers intelligents qui affectent les utilisateurs en fonction de leur poste dans l’entreprise à des espaces en particulier ou à du télétravail car leur activité du jour ne nécessite pas une présence sur place? On diminuerait de ce fait la surface nécessaire à l’activité des entreprises, des coûts de construction réduits, ainsi que les coûts d’entretien, des économies d’énergie, et plus de terrains alloués aux espaces verts et au bien-être dans nos villes.

Photo by Nancy Bourque from Pexels

Pourquoi ne pas surveiller les stocks de savon dans les sanitaires pour envoyer des commandes automatiquement dès que la quantité a atteint un seuil minimum? Pourquoi pas faire la même chose avec les distributeurs de solution hydroalcoolique? Détecter l’absence de personnes dans les bureaux pour faire venir le service de nettoyage / désinfection afin de préparer le bureau / poste de travail à l’arrivée d’un autre utilisateur.

Comme vous le voyez, les possibilités sont infinies. Et nous n’avons effleuré là que les services ayant trait à la santé et à l’hygiène. Imaginez ce que cela peut apporter dans la vie de tous les jours: réservation d’un taxi ou d’un Uber en prévision d’un rendez-vous en fonction des préférences de transport de la personne en question, du trafic et donc du temps prévu pour atteindre la destination, la gestion des places de parking, la régulation des places à la cantine ainsi que des stocks de nourriture, etc. Bref je m’arrête là, vous avez deviné la suite.

Le Smart Building doit donc (je parle bien au présent, et pas d’un futur hypothétique ou de science fiction) être apporteur de service. C’est une hérésie de penser qu’implanter 2 (ou 2000, c’est du pareil au même) capteurs pour gérer la température automatiquement fait d’un bâtiment un bâtiment smart. Un bâtiment sera smart s’il apporte une réelle plus value à ses occupants et s’il est capable d’interactions avec ceux-ci. Les bâtiments d’aujourd’hui sont automatisés, gérés techniquement et « domotisés ». Mais combien d’entre eux pouvons-nous qualifier de réellement Smarts? Pas beaucoup, je le crains. Ça ne veut pas dire que l’automatisation du bâtiment, le fait qu’il s’auto-gère est inutile. C’est la première étape indispensable pour arriver à un bâtiment réellement smart. Mais pour y arriver il faudra ajouter des couches intelligentes, comme l’intelligence artificielle par exemple.

Photo by Lex Photography from Pexels

Maintenant que vous avez une meilleure connaissance de ce que j’évoquais en début de cet article, cela vous semble t-il complètement dénué de sens? J’en doute. D’autant plus que nous avons les outils qui nous permettent de réaliser ce genre de bâtiment dès aujourd’hui. Qu’attendons-nous?

Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à notre webinar du 7 avril 2020 à 10h, en vous inscrivant ici:

Une réponse

  1. […] avons déjà évoqué les avantages du smart dans plusieurs articles (loi Elan, smart building et épidémies, ajouter un lot smart dans les projets, pourquoi s’intéresser au smart building, performance […]

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