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L’après Covid-19: réfléchir à nos modèles de demain

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L’après Covid-19: réfléchir à nos modèles de demain

Covid-19 aura au moins apporté une chose: il va nous faire réfléchir sur nos modèles économiques, et sur ce que nous allons faire demain de nos vies et de la planète. La grande question est: qu’allons-nous faire après Covid? Recommencer comme avant ou faire en sorte de changer les choses?

Avez-vous remarqué comme la nature reprend très vite ses droits dès lors que l’activité humaine cesse? La pollution diminue notablement, les animaux reviennent ainsi que les insectes, et la vie reprend son cours. Pourquoi devons-nous continuer à être des parasites de la planète, qui en pillent les ressources et éliminent les autres espèces? N’est il pas temps de penser à vivre en symbiose, autant avec la nature qu’entre nous humains?

Il y avait déjà une tendance parmi nos concitoyens à consommer moins et mieux. Pourquoi ce qui est valable pour les denrées alimentaires ne serait-il pas valable pour tous les autres aspects de notre vite?

Réfléchissons-y 5 minutes.

Beaucoup ont appris à télétravailler. Sommes-nous moins productifs lorsque nous travaillons depuis la maison? La concentration est difficile lorsque les enfants crient autour, mais dans un contexte normal, lorsque les enfants sont à l’école, n’y a t-il pas un réel intérêt? Combien parmi nous prennent la voiture et les transports tous les matins pour aller au travail alors qu’ils auraient la possibilité de délolcaliser une grande partie de leur activité?

Revoyons nos modes de consommation et apprenons à nous contenter du nécessaire. Avons-nous réellement besoin du dernier gadget à la mode?

Arrêtons d’acheter du jetable. Chaque fois que nous achetons n’importe quel produit, réfléchissions nous à la durée de vie que nous allons lui donner? A sa fin de vie et ce qu’il va devenir? Va t-il pouvoir être recyclé, réutilisé? La remarque est d’autant plus valable pour les produits électroniques qui contiennent des composants polluants et qui plus est difficiles à produire. La mode est à l’obsolescence programmée. Les objets connectés sont conçus pour être jetables, pour générer toujours plus de profits. L’obsolescence programmée et la durée de vie limitée sont-ils compatibles avec l’éco-responsabilité et une conscience environnementale de plus en plus présente dans les populations?

Cette crise a également mis en avant la dangerosité de la délocalisation de notre production. Nous avons voulu délocaliser pour économiser sur les coûts. Avec les conséquences que nous connaissons. Dès que la Chine arrête de produire c’est l’économie mondiale qui est en crise. Sans compter le fait que beaucoup d’articles en provenance de Chine sont souvent bloqués à leur entrée en France du fait de critères de qualité qui ne sont pas respectés, voire d’une trop grande dangerosité, notamment pour les enfants. Ne serait-il pas temps de relocaliser la production localement, arrêter avec le toujours moins cher au profit de la qualité, et créer du travail dans un pays qui non seulement a un taux de chômage élevé, mais qui risque d’augmenter encore cruellement dans les mois à venir?

Il va falloir réfléchir nos villes différemment. Laisser une place prépondérante à la nature dans nos villes pour créer des écosystèmes urbains, au lieu de bétonner à outrance. Laisser le vivant reprendre ses droits. Faire une place à la permaculture pour éviter les pesticides et laisser la nature s’auto-régulée. Elle le faisait très bien sans nous, elle continuera à le faire.

Nos méthodes de construction doivent aussi changer pour avoir un impact environnemental réduit. Cela veut dire nous rapprocher le plus possible des bâtiments BBC voire passif ou même à énergie positive, mais aussi penser à l’impact environnemental à long terme des matériaux utilisés, notamment en ce qui concerne la fin de vie des bâtiments. Ces matériaux sont-ils recyclables, réassemblables ou même réutilisables? Ne serait-il pas plus intelligent de réhabiliter notre énorme parc immobilier existant, plutôt que de bâtir du neuf, avec encore plus de matériaux et de terrains qui pourraient être employés à autre chose? Et construire moins grand car besoin de moins de surface avec une partie des employés en télétravail?

Quelle sera la place du smart dans les villes que nous voulons pour demain?

Nous avons déjà évoqué les avantages du smart dans plusieurs articles (loi Elan, smart building et épidémies, ajouter un lot smart dans les projets, pourquoi s’intéresser au smart building, performance des bâtiments et instrumentation, 5 raisons de s’intéresser au smart building). Je ne vais pas de nouveau les exposer ici. Les villes de demain seront connectées pour répondre aux besoins des utilisateurs en terme de services et de contenus. Les données qui seront produites par ces villes connectées permettront de les rendre plus efficaces énergétiquement et plus « greens ». La condition préalable aux green cities passe par des green buildings. Et si nous voulons faire du green, il nous faudra forcément faire du smart.

Les villes de demain se préparent dès aujourd’hui. C’est aujourd’hui, alors que les gens prennent conscience de notre impact environnemental sur la planète, qu’il faut changer nos façons de consommer et de vivre.

Allons-nous profiter de cette occasion pour changer ou allons-nous reprendre nos vies comme avant?

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